🚨 Boké : montée des tensions sociales, les travailleurs de l’ANAIM et du secteur minier en colère

🚨 Boké : montée des tensions sociales, les travailleurs de l’ANAIM et du secteur minier en colère

 

La ville de Boké, poumon économique de la Guinée grâce à ses importantes ressources minières, est devenue depuis plusieurs jours un véritable théâtre de revendications sociales. Entre chômage massif, salaires impayés et non-respect des conventions collectives, les travailleurs expriment ouvertement leur colère.

 

📌 Une crise au sein de l’ANAIM

 

Selon une note circulaire relayée sur les réseaux sociaux, la cellule syndicale de l’ANAIM (Agence Nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières) avait déjà interpellé la Direction Générale depuis plusieurs mois sur la situation précaire des employés directs ainsi que des contractuels exploités par des cabinets d’intérim tels que MCA et autres prestataires. Ces derniers dénoncent une complicité présumée entre la Direction Générale et ces agences, entraînant le paiement de salaires dérisoires et la suppression de certains avantages.

 

Les points de revendication portent notamment sur :

 

le retard dans le paiement des salaires des embauchés de l’ANAIM,

 

le non-paiement régulier des contractuels, certains restant jusqu’à deux mois sans salaire,

 

la suppression d’avantages sociaux sans explication claire de la hiérarchie.

 

 

Un sit-in massif a été observé ce mardi matin devant la Direction de l’ANAIM à Kamsar : dès 6 heures, l’accès aux locaux administratifs et à l’hôpital a été totalement bloqué par les travailleurs en colère.

 

📌 Des tensions qui s’élargissent à tout le secteur minier

 

La crise ne se limite pas à l’ANAIM. La fermeture de la GAC (Guinea Alumina Corporation) a plongé près de 3 000 familles dans le chômage.

De son côté, la SMB (Société Minière de Boké) est paralysée par une grève depuis quelques jours, liée au non-respect de la convention collective des Mines et Carrières.

Quant aux travailleurs de RUSAL, ils menacent de déclencher à leur tour une grève dès cette semaine.

 

📌 Des répercussions politiques

 

Ces mouvements sociaux interviennent à un moment sensible : le CNRD vient de lancer sa campagne référendaire sur l’ensemble du territoire. Mais à Boké, la colère sociale pourrait fragiliser la participation et favoriser un vote sanction.

Selon plusieurs observateurs, si le scrutin se déroule dans la transparence, le NON pourrait largement l’emporter dans cette région stratégique pour l’économie guinéenne.

 

 

 

✍️ Rédaction : Aly Badra Diallo

📞 Contact : 00224 625 53 82 30

 

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