Faranah, la colère des habitants face à un mois d’obscurité

Faranah, la colère des habitants face à un mois d’obscurit

Par Pierre Béavogui, correspondant régional

À Faranah, la tension est montée d’un cran ce lundi matin. Cela fait près d’un mois que les quartiers Tonkonlo 1 et Abattoir 1 sont plongés dans le noir total. Les habitants, excédés par cette longue coupure d’électricité, ont décidé de se faire entendre.

Très tôt dans la journée, des dizaines de jeunes en colère ont pris d’assaut les rues, se rassemblant devant les locaux de l’Électricité de Guinée (EDG), puis devant la préfecture et aux principaux ronds-points de la ville. Panneaux brandis, slogans scandés, ils dénoncent un abandon et exigent le rétablissement immédiat du courant.

🎤 « Nous vivons dans l’obscurité depuis quatre semaines ! Nos aliments pourrissent dans les frigos, les enfants ne peuvent plus étudier la nuit. Ce n’est plus supportable », lance un jeune manifestant, visiblement épuisé.

🎤 « EDG nous a promis plusieurs fois un retour du courant, mais rien n’a été fait. Nous voulons des actes, pas des discours », renchérit une mère de famille rencontrée sur place.

Les manifestants accusent l’entreprise publique d’inaction et pointent également du doigt les autorités locales, jugées trop silencieuses face à la situation.

Sur place, un dispositif sécuritaire a été rapidement déployé pour éviter tout débordement. Des agents de la gendarmerie et de la police ont tenté de disperser la foule et de rétablir la circulation, paralysée pendant plusieurs heures.

Contactée par notre rédaction, la direction locale de l’EDG évoque une panne technique majeure survenue sur une ligne d’alimentation principale, promettant une solution « dans les meilleurs délais ».

Mais dans les quartiers concernés, la patience semble avoir atteint ses limites. Les habitants menacent de durcir le ton si rien n’est fait dans les prochains jours.

🎤 « Nous ne demandons pas l’impossible. Nous voulons juste le courant, comme les autres quartiers de Faranah », conclut un jeune leader communautaire.

Pour l’heure, la ville reste sous tension, et les habitants attendent des mesures concrètes.

Pierre Béavogui, depuis Faranah, pour votre rédaction.


 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut