Notre rivière est devenue une menace » : le cri de détresse des femmes du Grand Jardin
« Nous, on supplie tout le monde de venir voir la couleur de l’eau ! » lance une femme du Grand Jardin, les yeux humides. Autrefois, cette rivière nourrissait leurs terres et leurs familles. Aujourd’hui, elle n’est plus qu’un souvenir.
> « Notre jardin, c’est fini. On ne pourra plus le récupérer. Et si un jour un enfant ou un animal tombe là-dedans, que va-t-on faire ? » s’interroge-t-elle, la voix tremblante.
La scène est désolante : une eau trouble, saturée de boue et de déchets chimiques, où plus rien ne vit. Les femmes expliquent qu’autrefois, elles buvaient cette eau, lavaient leur linge et irriguaient leurs potagers avec.
> « Avant, on prenait l’eau ici pour boire, pour laver, pour arroser.
