Rapatriement des Guinéens bloqués en Iran : entre soulagement, reconnaissance et appel à l’accompagnement

Rapatriement des Guinéens bloqués en Iran : entre soulagement, reconnaissance et appel à l’accompagnemen

Conakry, 17 juin 2026 – Les opérations de rapatriement des ressortissants guinéens bloqués en Iran sont désormais en marche. Une initiative saluée par les bénéficiaires qui y voient la concrétisation des efforts diplomatiques entrepris par les autorités guinéennes face à une situation devenue particulièrement préoccupante.

Parmi les personnes concernées figure Ousmane Abidine Camara, étudiant guinéen en Iran, qui a exprimé son immense soulagement et sa profonde gratitude à l’endroit des autorités de son pays. Interrogé ce mercredi 17 juin, le jeune étudiant n’a pas caché son émotion face à l’annonce officielle de leur retour prochain en Guinée.

« Ma plus grande fierté est d’être Guinéen. Aujourd’hui, je suis extrêmement fier de mon autorité guinéenne », a-t-il déclaré avec conviction.

Dans son intervention, il a rendu un hommage appuyé au Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, au ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, ainsi qu’au consul guinéen Sita Cissé, dont l’implication aurait permis de redonner espoir aux étudiants et autres ressortissants confrontés aux difficultés du contexte iranien.

Selon Ousmane Abidine Camara, le processus d’évacuation se déroulera en deux étapes. La première phase consiste à quitter le territoire iranien par voie terrestre en direction de la Turquie, en raison des perturbations affectant le trafic aérien dans la région. La seconde étape prévoit le transport aérien des ressortissants entre la Turquie et la Guinée.

Sur le terrain, les dispositions logistiques mises en place par le gouvernement sont appréciées par les voyageurs. Des bus confortables ont été mobilisés pour le déplacement des ressortissants, tandis qu’une assistance comprenant des soins médicaux, un appui financier et diverses facilités leur est accordée durant le voyage.

Toutefois, pour le jeune étudiant, le retour au pays ne doit pas marquer la fin de l’assistance gouvernementale. Il estime que de nombreux étudiants reviennent dans des conditions difficiles après avoir interrompu leurs études ou abandonné leurs biens en raison de la crise.

C’est pourquoi il lance un appel aux autorités afin qu’un programme d’accompagnement post-rapatriement soit mis en place. Celui-ci pourrait inclure des aides financières à la réinsertion, un suivi médical pour les personnes vulnérables ainsi que des opportunités professionnelles pour les diplômés revenus d’Iran.

« Nous demandons que le Gouvernement nous aide à trouver des emplois ou des stages rémunérés afin que nous puissions mettre nos compétences au service de la Guinée », a-t-il plaidé.

Pour les étudiants dont le parcours académique a été brusquement interrompu, il recommande également la mise en œuvre de formations complémentaires et de stages de perfectionnement afin de compenser les retards accumulés.

Le porte-parole des étudiants attire par ailleurs l’attention sur la situation particulière des étudiants mariés et des parents d’enfants, confrontés à des responsabilités familiales importantes qui nécessitent un accompagnement spécifique.

En conclusion, Ousmane Abidine Camara a lancé un message empreint d’espoir et de patriotisme, invitant les autorités à poursuivre leur soutien au-delà de l’opération de rapatriement.

« Nous ne demandons pas l’aumône, mais une main tendue pour que nous puissions, à notre tour, contribuer au développement de notre beau pays », a-t-il déclaré.

Alors que les premiers convois poursuivent leur trajet vers la Turquie, cette opération de rapatriement apparaît comme un symbole de solidarité nationale et de protection des citoyens guinéens à l’étranger. Pour ces étudiants, le retour au bercail représente non seulement la fin d’une période d’incertitude, mais aussi le début d’un nouveau chapitre qu’ils espèrent écrire au service du développement de la Guinée.

 

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