cadre stratégique : le Détroit d’Hormuz
Environ 20 % du pétrole mondial transite par ce passage
Largeur navigable relativement étroite (couloirs maritimes bien définis).
Eaux peu profondes et complexes, favorables aux tactiques de déni d’accès.
C’est un point de pression géopolitique majeur entre l’Iran, les monarchies du Golfe et les puissances occidentales.
⚓ La flotte sous-marine iranienne
1️⃣ Sous-marins nains Ghadir-class submarine
Plus de 20 unités estimées.
Adaptés aux eaux peu profondes.
Armés de torpilles et capables de poser des mines.
Doctrine : embuscade, saturation, déni d’accès.
Ces sous-marins sont effectivement conçus pour rester immobiles au fond (“bottoming”) et frapper à courte distance.
2️⃣ Sous-marins plus lourds Tareq-class submarine
(Souvent appelés Kilo d’origine russe — et non “Conqueror” dans la terminologie officielle.)
Plus lourds et mieux armés.
Capables de torpilles lourdes et missiles.
Moins adaptés aux très faibles profondeurs du détroit lui-même mais utiles en mer d’Oman.
🎯 La doctrine iranienne : le “déni d’accès” (A2/AD)
L’Iran ne cherche pas la domination navale face à la flotte américaine basée dans le Golfe (notamment la 5e flotte à Bahreïn), mais :
Saturer la zone avec :
mines navales
petits sous-marins
vedettes rapides
missiles côtiers
Créer un environnement trop risqué pour la navigation commerciale.
C’est une stratégie d’épuisement et de dissuasion économique.
❗ Peut-elle réellement bloquer le détroit “en quelques heures” ?
👉 Techniquement :
Oui, perturber le trafic est possible rapidement (minage, attaque ciblée).
👉 Mais bloquer durablement ?
Beaucoup plus complexe :
Les États-Unis et alliés disposent de capacités anti-sous-marines avancées.
Les opérations de déminage sont rapides en cas de crise.
Une fermeture prolongée déclencherait une riposte militaire massive.
L’économie iranienne dépend aussi indirectement de la stabilité régionale.
L’Iran peut rendre le détroit dangereux, mais le fermer totalement sur la durée serait extrêmement difficile.
🧠 Conclusion stratégique
Votre analyse reflète bien le cœur de la doctrine iranienne :
« Il ne s’agit pas de contrôler la mer, mais de la rendre inutilisable. »
Cependant :
Il s’agit surtout d’un outil de dissuasion.
L’effet serait probablement temporaire et coûteux pour toutes les parties.
Le blocage total et prolongé reste peu probable sans escalade régionale majeure.
Si vous le souhaitez, je peux vous préparer :