MANDIANA Éditorial : Quand l’environnement devient une source de conflit intérêts et d’injustice.( l’environnement l’enemie.de.tous).Éditorial : Quand l’environnement devient une source de conflit intérêts et d’injustice.( l’environnement l’enemie.de.tous).
À Mandiana, la nature crie sa douleur, mais ses cris se dans l’indifférence. Les populations assistent, impuissantes, à une exploitation sauvage de leurs terres et de leurs rivières. La terre, qui devrait nourrir, protéger et unir, est devenue une source de conflit, d’injustice et de division.
Comment comprendre que des décisions présidentielles fermes, censées mettre fin aux pratiques destructrices, soient foulées au pied par ceux-là mêmes qui sont chargés de les appliquer ? Quand la loi se heurte à la complaisance, c’est l’avenir d’une nation qui se vend « à prix symbolique », comme le disent les citoyens révoltés.Certes, le procureur général, M. Jamoura, a fait le déplacement pour constater les dégâts. Mais que vaut une visite sans suites concrètes ? Les chiffres sont là, accablants : plus de 6 000 industries illégales auraient été fermées, et leurs biens confisqués. Pourtant, dans l’ombre, d’autres surgissent, souvent aux mains d’opérateurs étrangers, qui installent dragues et concasseurs le long des rivières. Résultat : les cours d’eau, jadis sources de vie et de prospérité, se transforment en cimetières écologiques.
Ce laisser-faire est plus qu’une simple négligence administrative : c’est une trahison collective. Trahison envers la nature, envers les générations futures, mais aussi envers l’État lui-même, dont l’autorité se voit bafouée. Quand les lois sont contournées et que les coupables échappent à la sanction, la justice devient un mot vide, et l’environnement une proie facile pour les prédateurs économiques.
L’heure n’est plus aux constats, encore moins aux demi-mesures. L’heure est à la rigueur et à l’action. Car laisser mourir les rivières, c’est condamner les villages. Fermer les yeux sur les dragages illégaux, c’est signer la mort de l’agriculture, de la pêche, et donc de la survie même des communautés.
L’État doit choisir : protéger l’intérêt général ou se rendre complice du pillage. L’histoire retiendra ceux qui auront eu le courage d’intervenir — ou ceux qui auront regardé ailleurs, pendant que la nature et les