L’AES passe à l’action : vers une armée sahélienne unifiée

 


REPORTAGE | L’AES passe à l’action : vers une armée sahélienne unifié

Niamey, Niger — C’est une étape décisive dans la construction de la souveraineté régionale.
Les ministres de la Défense du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont annoncé, ce jeudi 7 novembre à Niamey, l’accélération de la mise en place de la Force conjointe de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Autour de la table, trois figures militaires emblématiques :

  • Colonel Sadio Camara pour le Mali 🇲🇱
  • Colonel-Major Célestin Simporé pour le Burkina Faso 🇧🇫
  • Général Salifou Mody pour le Niger 🇳🇪

🔹 Une force régionale indépendante
Trois semaines après la rencontre des chefs d’état-major, cette nouvelle réunion visait à finaliser les dispositifs de commandement, de renseignement et de coordination opérationnelle.
Objectif : rendre rapidement opérationnelle une armée commune, capable de mener seule la lutte contre le terrorisme dans tout le Sahel, sans dépendre d’aucune puissance étrangère.

🔹 Un contexte de menaces persistantes
Cette avancée intervient alors que la région reste la cible d’attaques répétées des groupes affiliés au JNIM et à Daech, notamment dans les zones frontalières.
Au Mali, la crise du carburant aggravée par les embargos imposés par les groupes armés a mis en lumière la nécessité d’un approvisionnement autonome et d’une logistique militaire intégrée entre les trois États.

🔹 Une volonté commune : l’autonomie stratégique
L’AES veut désormais prendre en main son destin sécuritaire.
Dans un communiqué conjoint, les trois ministres ont réaffirmé leur engagement à bâtir une force régionale souveraine, capable de défendre le territoire sahélien contre toute menace, “qu’elle soit terroriste, séparatiste ou étrangère à nos peuples”.

🔹 Un message fort au reste du monde
Cette montée en puissance militaire illustre une rupture claire avec les anciennes alliances internationales, notamment avec la France et certaines forces occidentales.
Elle traduit aussi la vision politique commune des trois régimes de transition, qui prônent la solidarité sahélienne et le refus de toute tutelle extérieure.

L’armée conjointe de l’AES pourrait devenir, selon plusieurs observateurs, le pilier d’une nouvelle architecture de sécurité africaine, fondée sur la coopération régionale et la souveraineté.


🟣 KONOMA TV – Rédaction Afrique / Par Gloire Mazou
Montage : Rédaction centrale | Sources officielles : Ministères de la Défense du Mali, du Burkina Faso et du Niger

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