MANDIANA : l’environnement en danger — “L’eau qui servait, aujourd’hui nous menace” ( la nature crie à l’aide. Ici, à Mangana).

MANDIANA : l’environnement en danger — “L’eau qui servait, aujourd’hui nous menace” ( la nature crie à l’aide. Ici, à Mangana).
MANDIANA, commune urbaine —
Sous les yeux mêmes des autorités locales — le préfet, le directeur de l’Environnement, le directeur des Mines, les ONG, la nature crie à l’aide. Ici, à Mangana, la dégradation de l’environnement atteint un niveau jamais enregistré. Une catastrophe lente mais certaine se déroule sous le silence des institutions et l’impuissance des habitants.
La préfecture, autrefois classée zone jaune-rouge pour la déforestation, s’enfonce chaque jour dans un désastre écologique. Les forêts disparaissent, les rivières meurent, et l’eau, jadis source de vie, est aujourd’hui une menace.
> “L’air est très grave. L’air est très grave”, répètent les citoyens.
“Toutes les bonnes volontés doivent agir, maintenant plus que jamais.”
Dans le grand quartier urbain d’Ouryala, les populations ont lancé un cri de détresse. Vieilles femmes, jeunes, responsables communautaires — tous témoignent, les yeux embués de larmes. Certaines femmes âgées, la soixantaine passée, racontent leurs souvenirs d’une époque où l’eau de la rivière était pure, claire, et buvable.
> “Moi, on prenait l’eau ici pour boire. Ça me fait plus de 80 ans maintenant. On venait ici avec les calebasses, on puisait l’eau… Aujourd’hui, c’est fini.”
“Avant, l’eau nous servait. Maintenant, c’est elle qui nous menace”, ajoute une autre, le regard vide.
Les conséquences sont visibles :
Les puits sont pollués,
Les rivières sont asséchées ou souillées par le mercure et la boue,
Les champs sont détruits par les déchets miniers,
Et la population manque d’eau potable, contrainte de parcourir plusieurs kilomètres pour trouver une eau tant soit peu claire.
Pourtant, selon les habitants, toutes les autorités locales sont informées.
Le préfet, le directeur de l’environnement, celui des mines, les ONG partenaires — tous savent, tous voient, mais personne n’agit.
> “Ici, on a tout fait, mais on n’a pas d’autres possibilités. On prend l’eau, même si elle est sale. On n’a pas le choix”, déplore un vieux du quartier.

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