Tensions frontalières : Mamadi Doumbouya convoque un sommet de l’Union du fleuve Mano à Conakr
Face à la montée des tensions aux frontières de la Guinée avec certains pays voisins, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a décidé de recourir à la diplomatie régionale en convoquant un sommet de l’Union du fleuve Mano à Conakry.
L’annonce a été faite samedi 14 mars 2026 par le ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, en marge d’une rencontre stratégique avec l’état-major des armées. L’objectif de cette initiative est de favoriser le dialogue entre les États concernés afin d’apaiser les différends frontaliers et d’éviter toute escalade dans la sous-région.
Des tensions récentes dans la zone frontalière
Ces derniers jours, des frictions ont été signalées notamment le long des frontières entre la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Certaines tensions seraient liées à des activités d’extraction de sable dans le fleuve Makona, une zone frontalière sensible entre la préfecture de Guéckédou et la ville libérienne de Foya. Agence de Presse Africaine
Cette situation a suscité l’inquiétude des autorités régionales et des organisations sous-régionales, qui redoutent une détérioration du climat de confiance entre les pays voisins.
Conakry veut privilégier le dialogue
En convoquant ce sommet, le président Doumbouya souhaite réunir autour de la même table les dirigeants des pays membres de l’Union du fleuve Mano afin de trouver une solution concertée aux différends. Selon la diplomatie guinéenne, cette rencontre devrait permettre « d’aplanir tous les différends autour du dialogue ».
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L’Union du fleuve Mano regroupe quatre pays : la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Libéria et la Sierra Leone. La Guinée assure actuellement la présidence de cette organisation sous-régionale.
Une démarche pour préserver la stabilité régionale
Alors que les autorités militaires guinéennes réaffirment leur détermination à défendre l’intégrité du territoire national, la convocation de ce sommet témoigne d’une volonté de privilégier la voie diplomatique pour éviter toute escalade et préserver la stabilité dans le bassin du fleuve Mano.
La date officielle de la rencontre n’a toutefois pas encore été communiquée par les autorités guinéennes.
Reportage Abou Anelka Diakite 624 83 80 97
Source Africaguinee.com