Reportage – Transparence financière : l’exigence monte à l’approche du scrutin du 28 décembre
Conakry, en route pour Sékhoutouréya — À quelques jours de l’élection présidentielle du 28 décembre, la question de la transparence financière s’impose au cœur du débat public. Plusieurs voix, notamment au sein de la société civile et des milieux administratifs, appellent l’État guinéen, à travers la Direction Générale des Élections (DGE), à renforcer les mécanismes de contrôle liés à l’utilisation des fonds publics attribués aux différents candidats.
Selon des sources proches de l’institution, une proposition est actuellement à l’étude : exiger, à l’issue de la présidentielle, un compte rendu détaillé, accompagné de toutes les pièces justificatives, sur l’usage des ressources financières mises à la disposition des candidats.
Objectif : garantir la transparence, prévenir les dérives et rassurer l’opinion sur la bonne gestion de l’argent de l’État.
Depuis le lancement officiel de la campagne électorale, certains candidats semblent peiner à déployer des activités visibles sur le terrain. Une situation qui alimente les interrogations dans l’opinion publique : les fonds ont-ils été correctement utilisés ? Les activités de campagne reflètent-elles réellement les montants perçus ?
Des citoyens, rencontrés dans plusieurs quartiers de Conakry, estiment que cette obligation de reddition des comptes permettrait de mettre fin aux « pratiques opaques » qui entourent parfois le financement politique.
De son côté, la DGE rappelle que le financement public vise à garantir une compétition équitable entre les candidats et à réduire l’influence de l’argent privé dans le processus électoral. Pour plusieurs observateurs, exiger des rapports financiers détaillés serait non seulement conforme aux normes internationales, mais constituerait également une avancée majeure pour la gouvernance démocratique en Guinée.
Alors que la campagne entre dans sa dernière ligne droite, cette demande de transparence résonne comme un signal fort envoyé à tous les acteurs politiques : la gestion de l’argent public n’est plus un tabou, et l’opinion se montre désormais attentive, vigilante et exigeante.
Rédaction.