Drame à Yimbaya École : une dispute conjugale vire au meurtr
Conakry, le 13 août 2026 – Un climat de consternation règne au quartier Yimbaya École, dans la commune de Gbessia. Un jeune ressortissant sierra-léonais a tragiquement perdu la vie dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 août, suite à une altercation mortelle avec sa compagne.
Une jalousie fatale
Selon les informations recueillies auprès des autorités locales, le drame puise sa source dans une violente dispute conjugale. De retour d’une soirée passée au quartier Cimenterie, le couple, également de nationalité sierra-léonaise, s’est déchiré sur fond de soupçons de jalousie et d’infidélité réciproque.
La situation a rapidement basculé dans la violence physique. D’après Sané Malan, chef du quartier de Yimbaya École, la dispute a pris une tournure dramatique lorsque le jeune homme a utilisé un gourdin pour s’en prendre à sa compagne. En réaction, cette dernière s’est saisie d’un couteau, portant un coup fatal au niveau du cou de son compagnon, invoquant par la suite la légitime défense.
Le décès lors du transfert
Malgré une tentative désespérée de ses proches pour le sauver, en le transportant d’abord vers la base militaire de Yimbaya puis vers l’hôpital Donka, le jeune homme a succombé à ses blessures avant même d’atteindre les urgences.
Une enquête ouverte et des zones d’ombre
Les forces de l’ordre, alertées par les autorités sanitaires, ont immédiatement ouvert une enquête. La principale suspecte a été interpellée, tout comme trois autres jeunes ayant participé au transport de la victime, afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame.
Par ailleurs, cet incident a mis en exergue une problématique d’occupation illégale. Il s’avère que le couple occupait clandestinement le site d’un hôpital en construction. Mohamed Camara, quatrième vice-maire de la commune de Gbessia, a confirmé l’arrestation du gardien du site, soupçonné d’avoir favorisé cette installation informelle.
Face à ce triste événement, les autorités communales appellent désormais à une vigilance accrue et à un renforcement des contrôles administratifs pour éviter que de tels refuges informels ne deviennent des zones de non-droit.
Reportage Abou Anelka Diakite 624 83 80 97
Source Guinéematin.com