DRAQUAGE SUR LE FlEUVE SANKARANY
Le message du procureur de Mandiana est clair : la lutte contre la dégradation de l’environnement n’est plus une option, mais une urgence
En se rendant jusqu’à Balanova et dans les zones les plus exposées, il montre une justice de proximité, déterminée à agir là où les infractions se commettent réellement.
Sa fermeté face aux exploitations sauvages, notamment le dragage sur les fleuves comme le Sankarani et le Sangharadé, traduit une volonté de mettre fin à une pratique devenue presque banale, mais dont les conséquences sont graves : destruction des écosystèmes, pollution de l’eau, perte des terres agricoles et mise en danger des moyens de subsistance des populations.
Cependant, son appel à la collaboration citoyenne est sans doute l’élément le plus important. La justice, à elle seule, ne peut pas surveiller chaque rivière, chaque site, chaque frontière. En impliquant les populations, en les invitant à dénoncer et à protéger leur environnement, il transforme ce combat en responsabilité collective.
Mais il faut aussi être lucide : tant que ces activités restent une source de revenus pour certaines communautés, la lutte sera difficile. D’où la nécessité d’accompagner cette fermeté par des alternatives économiques, de la sensibilisation et un encadrement plus strict.
En somme, le procureur pose les bases d’un combat courageux : allier rigueur judiciaire et mobilisation populaire. Car préserver l’environnement aujourd’hui, c’est protéger la vie de demain.KONOMAGUINEE.COM.