Mandiana : le procureur lance l’émission “Droit et Justice” pour rapprocher la loi des citoyen
À Mandiana, le procureur de la République près le tribunal de première instance franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de rapprochement entre la justice et la population. Lors d’un point de presse, il a annoncé la création d’une émission spéciale baptisée « Droit et Justice », une initiative inédite visant à vulgariser les textes juridiques et à renforcer la culture citoyenne.
Dans un contexte où l’ignorance de la loi alimente souvent les conflits et les dérives, cette émission se veut avant tout pédagogique. Le procureur part d’un constat simple : si nul n’est censé ignorer la loi, dans la réalité, une grande partie de la population ne maîtrise pas les règles juridiques qui encadrent la vie en société. D’où la nécessité de traduire le droit en langage accessible, et surtout dans les langues comprises par tous.
Selon les précisions apportées, l’émission sera diffusée chaque jeudi pendant plusieurs semaines dans l’année. Elle abordera des cas concrets d’infractions déjà constatées ou jugées par le tribunal, avec pour objectif d’expliquer clairement :
quelles actions constituent une infraction,
quelles sont les sanctions prévues par la loi,
et quelles attitudes adopter pour éviter de tomber sous le coup de la justice.
Au-delà de la répression, l’accent sera également mis sur la prévention. Les citoyens seront informés sur les bons comportements à adopter en cas de conflit, d’agression ou de litige, afin d’éviter le recours à la justice populaire, souvent source de nouvelles infractions.
« La justice seule ne peut pas tout faire sans la population », a insisté le procureur, appelant à une collaboration active des citoyens. Il a encouragé chacun à s’informer, à dénoncer les infractions et à adopter des comportements responsables pour construire une société plus juste et apaisée.
À travers « Droit et Justice », le parquet de Mandiana ambitionne ainsi de bâtir un pont entre l’institution judiciaire et les justiciables. Une initiative qui, si elle est bien suivie, pourrait contribuer à réduire les incompréhensions, prévenir les conflits et renforcer la confiance envers la justice.
Dans une région confrontée à de nombreux défis, notamment liés aux exploitations sauvages et aux tensions sociales, cette démarche apparaît comme un levier essentiel : faire de la connaissance du droit une arme contre l’injustice et un outil de cohésion sociale.