Simandou : Mariama Ciré Sylla dévoile l’architecture du futur Fonds Souverain guinéen

Simandou : Mariama Ciré Sylla dévoile l’architecture du futur Fonds Souverain guinée
CONAKRY – En marge du Forum Émergence Magazine ce vendredi 24 avril 2026, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a détaillé la stratégie historique de l’État pour transformer la manne de Simandou en levier de développement durable.
L’ère de la simple rente minière semble révolue. Pour Mariama Ciré Sylla, le projet Simandou impose une « innovation fiscale majeure » : l’État guinéen n’est plus seulement régulateur, il devient actionnaire direct des mines et des infrastructures. Cette double casquette permettra de percevoir, en plus des taxes habituelles, des dividendes stratégiques.
 Une gestion sous haute surveillance
Pour garantir la transparence, la ministre a annoncé la création d’un compte spécifique pour ségréguer ces revenus du budget général. L’objectif est clair : assurer une traçabilité totale pour que chaque franc guinéen soit investi de manière « prolifique ». Une direction dédiée à la fiscalité minière a d’ailleurs été instaurée au sein de la DGI pour verrouiller la collecte.
 Les trois piliers du Fonds Souverain Simandou
Le gouvernement prévoit l’opérationnalisation dès cette année d’un Fonds Souverain structuré autour de trois missions vitales :
  Stabilisation : Créer une épargne de précaution pour protéger l’économie nationale de la volatilité des cours mondiaux du fer.
  Diversification : Investir massivement dans l’agriculture et l’énergie pour éviter le « syndrome hollandais » et garantir la souveraineté alimentaire.
  Héritage : Sanctuariser une partie des richesses pour les générations futures via des investissements sécurisés à long terme.
En s’appuyant sur le Transguinéen, la ministre ambitionne de faire de la Guinée un hub régional, offrant un débouché crucial pour les pays enclavés comme le Mali. « Ces ressources n’appartiennent pas qu’aux Guinéens d’aujourd’hui », a-t-elle rappelé, marquant ainsi une volonté de rupture avec la gestion passée des ressources naturelles.
Reportage Abou Anelka Diakite 624 83 80 97
Source Africaguinee.com

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